Interview de Thierry, projectionniste

Petite introduction sur les pellicules cinématographiques

De son autre nom, le film photographique est un support souple recouvert de produits chimiques réactifs à la lumière. La pellicule existe en différents formats, correspondant à différentes qualités d’image car différentes dimensions des films.
La première pellicule fut inventée par le pasteur Hannibal Goodwin, en 1887. Cette pellicule était également appelée « film flamme » car avait une forte tendance à l’inflammation, conséquence d’une composante de la pellicule, que l’on retrouve notamment dans certains explosifs.
Un arc électrique, source de lumière, se concentre sur la pellicule. Les images, progressant à raison de 16 par seconde, restent immobiles le temps de quelques secondes. Si l’image s’immobilise trois secondes ou plus, celle-ci court un grand risque d’inflammation si elle est en celluloïd, ou de fonte si elle est en acétate de cellulose.
Pour pallier à ce problème, une nouvelle pellicule a été mise au point, mais bien plus tard. Aujourd’hui, les pellicules tendent à disparaître au profit du numérique.

Voici ci-dessous notre interview avec Thierry, projectionniste depuis plus de 20 ans.

Travaillez-vous souvent avec de la pellicule ?
« On travaille de moins en moins avec de la pellicule, mais dans certains festivals, comme Entrevues, on projette encore des films en 35mm. Nous avons même quelques films en 16 mm ! Malheureusement le numérique, moins cher et plus simple à utiliser tend à les remplacer. »

Préférez-vous travailler avec le numérique ou les pellicules ?
« c’est totalement différent, ce n’est pas comparable, même les techniques diffèrent. L’important est de projeter dans la meilleure qualité possible. »

Que préférez-vous dans votre métier ?
« Avoir la responsabilité de préparer un spectacle pour le public. »

Avez-vous une anecdote insolite à raconter ?
«Le plaisir de manger les super gâteaux d’Aurélie (projectionniste également) en salle de projection. L’équipe technique se rappelle très bien de la forêt noire et du Paris-Brest en cabine 15. »

Que percevez-vous de la salle ? Sons, images…
« On a une bonne perception de la salle, pour bien réagir en cas de problème et pouvoir réagir rapidement aux problèmes et simplement.. On sent tout de suite s’il y a un problème avec le public, quand il y a du mouvement notamment.»

 

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Interview produite par Aurore
Photo d’Aurélie, projectionniste, réalisée par Mélinda

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