#Focus : Simone Barbès ou la vertu

Image du film Simone Barbès ou la vertu

Simone Barbès ou la vertu de Marie Claude Treilhou réalisé en 1980 est le premier long métrage de la réalisatrice. Il a d’abord été oublié et est sorti en version restaurée cette année. On s’en souvient un peu comme d’un rêve, d’un mélange subtil entre humour et mélancolie et notamment à travers le personnage de Simone. Marie Claude Treilhou est une réalisatrice et actrice française originaire de Toulouse. 

Simone Barbès, est ouvreuse dans un cinéma pornographique. Les hommes entrent et sortent alors qu’elle garde le hall auprès de sa collègue et amie, Martine. Conversation entre deux femmes aux airs et aux mots d’adolescentes.

Une bande-son érotique met très bien en scène le film. Le spectateur peut alors s’imaginer l’envers du décor et comprendre d’avantage le métier des deux femmes. Aux alentours de minuit, une fois sont travail terminé, Simone se décide à partir et se rend dans une boîte de nuit lesbienne pour y retrouver une amie. Elle s’installe, avec un air nonchalant en regardant les couples qui dansent. Elle finit alors par perdre patience et décide de rentrer à pied chez elle. C’est alors qu’un monsieur l’accoste en voiture pour lui proposer de la ramener chez elle. C’est finalement elle qui prendra le volant et s’en suivit une discussion ainsi que des confidences entre les deux jeunes gens.

Ce long-métrage fait ressortir les traits de caractère du personnage principal pour les mettre en avant, faisant ainsi d’elle une femme de caractère, courageuse, drôle et à la fois difficile à approcher. De plus on peut noter que le film est réparti sur trois lieux principaux et constitue des séquences assez longues à chacun de ces endroits, ce qui s’oppose totalement du cinéma d’aujourd’hui où les plans défilent et se succèdent à grande vitesse pour un maximum d’animation.

L’équipe UHA.
Camille GILLIOT

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