Les belles portes de Carmen Leroi

Elsa, héroïne domestique, dessine son quotidien. Sous le soleil blanc d’un été déjà bien consommé, un message la taquine. Jacques s’est envolé de Chine, l’escapade est finie, il revient à la maison. Le décor de ce quasi huis-clos, sauce Rohmérienne, est familier : une table de cuisine, une autre de salle à manger, des patates qui mijotent, un air à la radio.

Mais si le huis-clos signifie que toutes les portes et les fenêtres doivent être fermées pour exister, alors ce court-métrage nous amuse. Quartier des Belles Portes, on atterrit dans un foyer et on s’amarre dans une « forêt océanique » mais on se la coule douce aussi à la rivière de Clecy . Quartier des Belles Portes, c’est encore et toujours les vacances pour le frère et la sœur qui se retrouvent, là, dans la maison d’un père éloigné un temps de la caméra.

 

Ces deux grands enfants sont les personnages d’un conte moderne ordinaire. Pudiques, ils préfèrent se pianoter quelques textos du bout des doigts plutôt que de s’échanger des mots du bout des lèvres. Enfin, la beauté de cette parenthèse familiale se révèle dans une gestelle attentionnée mais surtout toujours bien dégagée derrière les oreilles !

 

Marilou Caravati

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