Les premiers courts

PREMIERS COURTS MÉTRAGES DE RÉALISATEURS : 

Nous avons assisté à une séance de premiers courts-métrages, le lundi 19 novembre 2018. Lors de cette séance nous avons pu voir 6 courts métrages sélectionnés par la cinémathèque Française. Cette séance a été présentée par Samantha Leroy, responsable de la valorisation des films à la cinémathèque Française.

Qu’est-ce que la cinémathèque Française ? La cinémathèque c’est un organisme privé de l’État français qui trouve ses origines en 1935. Ses missions : Préserver, restaurer, diffuser le patrimoine cinématographique.  C’est l’une des plus grandes bases de données au monde sur le septième art.

 

Film #1 – Douro Faina Fluvial, de Manoel Oliveira (1929) : 

Un documentaire portugais réalisé par Manoel Oliveira. Il nous conte la vie au port de Porto et plus précisément sur le fleuve Douro. Il expose la difficulté du travail ouvrier des pêcheurs ou encore des cheminots durant une journée. On retrouve des clins d’oeil au film de Walter Ruttmann “Berlin, symphonie d’une grande ville” notamment avec les musiques utilisées sur certains plans.

 

Film #2 – Isabelle aux Dombes de Maurice Pialat (1951) – film muet :

Cest un film expérimental sombre et muet, mettant en scène une femme nommée Isabelle. À bord de sa voiture, elle arrive à vive allure dans la région de Dombes, au nord de Lyon. Soudain la voiture stop au milieu de la route, ce qui force la force à sortir. Elle se retrouve seule et perdue au milieu de la nature. Pourtant, quelqu’un semble la suivre et l’observer. Paniquée, apeurée, elle fuit dans la forêt qui rase les étangs de la Dombes. Mais la nature ne l’accueille pas comme elle le voudrait et accentue son angoisse. Comme si le temps avait longuement défilé, la jolie femme prend soudain l’apparence d’un esprit vide et errant dans la forêt. Il ne reste d’elle plus qu’une silhouette, un corps vide, une ombre qui se déplace lentement à bord d’une barque. Debout dans celle-ci, elle la pousse à l’aide d’un grand bâton, à l’image de Charon, le nocher des enfers dans la mythologie grecque. Isabelle, incarne alors une descente aux enfers, alors qu’elle fait face à sa tombe, une autre voiture arrive à vive allure sur la même route que fut la sienne, comme s’il lui était réservé le même destin propice.

 

Film #3 – Soleil éteint de Guy Gilles (1958) :

Ce court-métrage est un film retraçant 3 histoires, qui reprennent la vie de 3 personnages et raconté par ses 3 voix différentes, celle d’un adolescent, celle d’un homme ainsi que celle d’une femme. Ce film raconte une éventuelle séparation avec leur pays, l’Algérie. Il expose les raisons qui les poussent à être tiraillés par leurs désirs de rencontres et l’envie de solitude, ce qui rend le film d’autant plus mélancolique.  À la fois intime,  plein d’espoirs et d’appréhension nos sentiments se croisent et se mélangent à l’intérieur de ses trois histoires sous forme de monologue.

Il a provoqué en nous beaucoup d’amour envers ses personnages rongés par l’incertitude et beaucoup d’émotion.

 

Film #4 – Un américain de  Alain Cavalier (1958) :

Assisté par son ami et réalisateur du court métrage “Isabelle aux Dombes”, Maurice Pialat et Alain Cavalier nous propose ici l’histoire d’un américain venu s’installer dans la belle et grande ville de Paris. Du métier de sculpteur, le personnage principal va devoir s’intégrer et changer de métier pour s’en sortir ainsi que s’adapter à la vie parisienne pour développer son cercle social, amical et amoureux et se sentir heureux dans cette nouvelle vie.

Ce court métrage nous montre qu’il n’est jamais facile de se sentir chez toi partout dans le monde.

 

Film #5 – Pourvu qu’on ait l’ivresse de J.D Pollet (1958) – film muet :

Une salle de bal fréquentée par une clientèle masculine principalement noire et arabe, met en scène une comédie muette mais vivante. Le film traite du ridicule des danseurs pleins d’énergie et d’entrain, de ses dragueurs qui hésitent longuement avant d’inviter les femmes à danser. Le plus timide d’entre eux vagabonde dans la pièce à la recherche de la femme qu’il osera enfin inviter. Tous autour de lui rient, s’amusent. C’est lorsque les danseurs s’apprêtent de costumes et d’accessoires en tous genres, qu’il se décide enfin à faire le pas. Une fois que s’achève la valse qu’il attendait tant, c’est face à son véritable reflet, défait de tout accessoire, que les trois lettres viennent signer la fin de la fête.

Un court métrage au cœur d’une comédie visuelle et un jeu d’acteur sobre, sans beaucoup de visages expressifs, pourtant divin.

 

Film #6 – Oko Wykol de Jerzy Skolimowski (1960) – film muet :

Des premiers abords menaçants, un homme tenant fermement un couteau dans sa main. De la pointe aiguisée, il pousse la porte d’une maison et pénètre à l’intérieur, les pas lents et furtifs. L’image nous renvoie ensuite sur une femme qui  se maquille devant son miroir. Toutes les images qui suivent nous donnent le sentiment qu’elle est en danger. Les mains vicieuses de l’homme se posent sur son visage, son pied menace de vouloir écraser la main de la belle alors qu’elle ramasse une chose tombée au sol. Puis elle quitte le champ et s’évade de l’image avant que l’homme ne lui jette le couteau. Mais c’est lorsqu’on la voit, collé dos au mur, que se révèlent des intentions toutes autres. Les deux individus révisent en fait leur numéro de cirque.

L’équipe UHA
Camille GILLIOT

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