Miragem Meus Putos de Diogo Baldaia

Ce court-métrage de 24 minutes, explicitement divisé en trois parties, explore trois âges de la jeunesse (enfance, adolescence et entrée dans l’âge adulte), via un récit à la forme étrange et hypnotique. La narration est rendue obscure par la rareté des dialogues et le montage abstrait, mêlé à des éclairages et cadrages expérimentaux. Les outils technologiques (tablette, smartphone, TV) visibles à l’écran sont autant d’indices de la volonté du réalisateur d’établir, tel un anthropologue, le portrait d’une génération qui se cherche. Les dix morceaux qui composent la bande son, tous contemporains à l’exception de J-S Bach, auront bien des chances de retenir l’attention du jury Eurocks One + One. Les trois parties (de petits manifestes qui en dessinent un seul ?) adoptent chacune un point de vue : l’école en liberté, où les enfants jouent en apprenant et en observant la nature. Le football, chorégraphie transculturelle et métissée, rejetant d’un passement de jambes le vedettariat et le sport-spectacle de milliardaires aux appartements d’un vide sidéral (archive avec C. Ronaldo). Filmée dans un lieu alternatif, la partie la plus sombre se déroule une nuit de nouvel an, métaphore d’un autre passage : celui de la fin de l’adolescence et de l’entrée dans la vie autonome ? « Enfants des âges à venir / En voyant ce film inquiet / Conservez votre rire / sachez réinventer demain. »

 

 

F.Vélasquez

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