{"id":3623,"date":"2018-04-14T22:44:34","date_gmt":"2018-04-14T20:44:34","guid":{"rendered":"http:\/\/fonderie-infocom.net\/blognumerique\/?p=3623"},"modified":"2018-04-14T22:44:34","modified_gmt":"2018-04-14T20:44:34","slug":"les-industries-culturelles-rien-de-neuf-depuis-les-annees-50","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fonderie-infocom.net\/blognumerique\/index.php\/2018\/04\/14\/les-industries-culturelles-rien-de-neuf-depuis-les-annees-50\/","title":{"rendered":"Les Industries culturelles, rien de neuf depuis les ann\u00e9es 50 ?"},"content":{"rendered":"<h3><strong>Les industries culturelles sont profond\u00e9ment concern\u00e9es par \u00ab\u00a0la r\u00e9volution num\u00e9rique\u00a0\u00bb en cours notamment parce que les biens qu\u2019elles proposent sont facilement reproductibles. Et puisque parler \u00e0 un large public implique de standardiser des contenus, on l\u2019accuse parall\u00e8lement de bien des maux. Mais ces questions sont-elles vraiment une sp\u00e9cificit\u00e9 de notre \u00e9poque\u00a0?<\/strong><\/h3>\n<figure id=\"attachment_3624\" aria-describedby=\"caption-attachment-3624\" style=\"width: 740px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" class=\"size-large wp-image-3624\" src=\"http:\/\/fonderie-infocom.net\/blognumerique\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/cultural-industry-1024x577.jpg\" alt=\"\" width=\"740\" height=\"417\" srcset=\"https:\/\/fonderie-infocom.net\/blognumerique\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/cultural-industry-1024x577.jpg 1024w, https:\/\/fonderie-infocom.net\/blognumerique\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/cultural-industry-300x169.jpg 300w, https:\/\/fonderie-infocom.net\/blognumerique\/wp-content\/uploads\/2018\/04\/cultural-industry-768x433.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 740px) 100vw, 740px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3624\" class=\"wp-caption-text\">Le Pop art, embl\u00e9matique de la reproductibilit\u00e9 des \u0153uvres d&#8217;art (Archives personnelles : )<\/figcaption><\/figure>\n<p>Depuis les ann\u00e9es 80, la mise en r\u00e9seau des savoirs et des individus via l\u2019informatique et internet, bouleverse les syst\u00e8mes de communication et remet en question, \u00e0 des degr\u00e9s divers, l\u2019ensemble des secteurs productifs. Il y a, en particulier, quelque chose de vertigineux \u00e0 observer les r\u00e9percussions des technologies num\u00e9riques sur la production, la distribution et la consommation des biens culturels. Ce secteur est en effet tout particuli\u00e8rement impact\u00e9 par les \u00e9volutions en cours, car les biens qu\u2019il v\u00e9hicule, du fait de leur dimension \u00ab\u00a0immat\u00e9rielle\u00a0\u00bb, sont par nature reproductibles. Mais, si l\u2019on se place du point de vue des consommateurs, quel est l\u2019impact de ces mutations sur la diversit\u00e9 des biens et des pratiques culturels\u00a0qui leurs sont propos\u00e9s\u00a0? Comment une telle abondance fa\u00e7onne-t-elle aujourd\u2019hui, une certaine \u00ab\u00a0culture de masse\u00a0\u00bb\u00a0r\u00e9sultant de la diffusion exponentielle d\u2019informations et de divertissements de toutes sortes\u00a0?<\/p>\n<h4><strong>La critique radicale de l\u2019\u00c9cole de Francfort<\/strong><\/h4>\n<p>Ces questionnements et leurs enjeux sous-jacents sont tr\u00e8s actuels mais on pourrait aussi, derri\u00e8re le scintillement des technologies multim\u00e9dias, poser l\u2019hypoth\u00e8se qu\u2019il faut revenir \u00e0 l\u2019origine de ces notions afin d\u2019en prendre la pleine mesure. Un point de d\u00e9part possible nous conduirait alors en Allemagne, o\u00f9 la notion d\u2019<em>industrie culturelle<\/em> a \u00e9t\u00e9 forg\u00e9e en 1947 par Th\u00e9odore W. Adorno, un philosophe qui \u00e9tait aussi sociologue et musicologue<em>. <\/em>Avec quelques autres universitaires, il fonda un courant de pens\u00e9e promis \u00e0 un bel avenir, <em>l\u2019\u00c9cole de Francfort<\/em>.<\/p>\n<p>Leur projet \u00e9tait de mener \u00e0 bien un examen critique de la soci\u00e9t\u00e9 bourgeoise dans ses aspects politiques, sociaux et culturels. Et si leur c\u0153ur penchait \u00e0 gauche, ils n\u2019h\u00e9sit\u00e8rent pas, en maintes occasions, \u00e0 retourner leurs armes intellectuelles contre le marxisme dogmatique des pays de l\u2019est. Quoiqu\u2019il en soit, leur vision du monde \u00e9tait marqu\u00e9e par un profond pessimisme\u2026<\/p>\n<p>Si la notion d\u2019industrie culturelle est entr\u00e9e dans la langue courante d\u00e9sormais, il faut comprendre qu\u2019elle avait \u00e0 l\u2019origine une port\u00e9e qui \u00e9tait avant tout critique. Pour Adorno, le fait d\u2019associer <em>industrie<\/em> et <em>culture <\/em>revenait \u00e0 m\u00e9langer deux sph\u00e8res bien distinctes de la vie sociale. Et qui devaient le rester\u2026 \u00c0 d\u00e9faut, les fonctions \u00e9conomiques productives prendraient le contr\u00f4le de ce qui rel\u00e8ve fondamentalement du domaine artistique.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me qui se pose alors est double, car l\u2019art occupe une place toute particuli\u00e8re dans la vie de la Cit\u00e9. Pour Adorno, \u00ab\u00a0l\u2019art (\u2026) a toujours \u00e9t\u00e9 et demeure une force de protestation de l\u2019humain contre la pression des institutions qui repr\u00e9sentent la domination (\u2026) tout en refl\u00e9tant la domination\u00a0\u00bb culturelle de ces institutions. Potentiellement, l\u2019art peut \u00eatre donc tout \u00e0 la fois un rem\u00e8de et le sympt\u00f4me d\u2019une maladie. En tant que musicologue, Adorno pensait par exemple aux \u00ab\u00a0musiques complaisantes\u00a0\u00bb promues par le capitalisme culturel autant qu\u2019aux \u00ab\u00a0musiques embrigad\u00e9es\u00a0\u00bb, promues par le r\u00e9alisme socialiste.<\/p>\n<h4><strong>L\u2019art et la reproduction sociale<\/strong><\/h4>\n<p>Dans un second temps, l\u2019\u00e9tude critique des industries culturelles est aussi une mani\u00e8re inqui\u00e8te de d\u00e9crire la standardisation qui d\u00e9coule n\u00e9cessairement de la reproduction de masse des contenus qu\u2019elle v\u00e9hicule. D\u00e8s 1936, Walter Benjamin, autre figure importante de ce courant de pens\u00e9e, avait caract\u00e9ris\u00e9 ce ph\u00e9nom\u00e8ne dans un article qui fit date\u00a0: \u00ab\u00a0<em>L\u2019\u0153uvre d\u2019art \u00e0 l\u2019\u00e9poque de sa reproductibilit\u00e9 technique\u00a0\u00bb<\/em>. Cet article conserve aujourd\u2019hui toute sa pertinence pour comprendre certaines des dynamiques qui sont \u00e0 l\u2019\u0153uvre \u00e0 l\u2019\u00e8re num\u00e9rique.<\/p>\n<p>Walter Benjamin \u00e9crivait ainsi\u00a0: \u00ab\u00a0Au XXe si\u00e8cle, les techniques de reproduction ont atteint un tel niveau qu\u2019elles vont \u00eatre en mesure d\u00e9sormais, non seulement de s\u2019appliquer \u00e0 toutes \u0153uvres d\u2019art du pass\u00e9 mais de s\u2019imposer elles-m\u00eames comme des formes originales d\u2019art\u00a0\u00bb. Ce faisant, si \u00ab\u00a0elles laissent intact le contenu m\u00eame de l\u2019\u0153uvre d\u2019art\u00a0\u00bb, elles d\u00e9valuent \u00ab\u00a0l\u2019unicit\u00e9 de sa pr\u00e9sence au lieu m\u00eame o\u00f9 elle se trouve\u00a0\u00bb et alt\u00e8rent son \u00ab\u00a0aura\u00a0\u00bb, o\u00f9 se concentre l\u2019essentiel de son potentiel subversif. La d\u00e9cadence de l\u2019aura apparait alors comme le sympt\u00f4me majeur de la culture de masse, o\u00f9 la valeur culturelle intrins\u00e8que de l\u2019\u0153uvre est remplac\u00e9e par sa valeur d\u2019exposition. Ce faisant, la signification sociale de l\u2019art est profond\u00e9ment alt\u00e9r\u00e9e, et on assisterait dans le public a un divorce croissant entre \u00ab\u00a0l\u2019esprit critique\u00a0\u00bb et une certaine \u00ab\u00a0conduite de la jouissance\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h4><strong>\u00ab\u00a0Hyperstimulation de l\u2019attention\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0politique spectacle\u00a0\u00bb avant l\u2019heure<\/strong><\/h4>\n<p>Si ce ph\u00e9nom\u00e8ne ne constitue pas un probl\u00e8me par lui-m\u00eame, les cons\u00e9quences en sont multiples. Benjamin d\u00e9crit notamment un \u00ab\u00a0approfondissement de l\u2019aperception \u00bb. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne, que l\u2019on peut d\u00e9finir comme une \u00ab\u00a0perception accompagn\u00e9e de conscience\u00a0\u00bb \u00e9largit sans cesse \u00ab\u00a0le monde des objets auxquels nous prenons garde\u00a0\u00bb. Le spectateur doit alors \u00eatre tout \u00e0 la fois attentif et distrait, ce qui n\u2019est pas sans rappeler les d\u00e9bats actuels sur l\u2019hyperstimulation sensorielle induite par le multim\u00e9dias et son impact sur une \u00ab\u00a0\u00e9cologie de l\u2019attention\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Si l\u2019on revient alors \u00e0 la place particuli\u00e8re qu\u2019occupe l\u2019art dans la vie sociale et politique, le risque est grand, selon Benjamin, que l\u2019on aboutisse m\u00e9caniquement \u00e0 une \u00ab\u00a0esth\u00e9tisation de la vie politique\u00a0\u00bb, ce qui ne semble pas non plus d\u00e9nu\u00e9 de pertinence si l\u2019on consid\u00e8re ce que propos\u00e8rent les r\u00e9gimes totalitaires en la mati\u00e8re ou m\u00eame la \u00ab\u00a0politique spectacle\u00a0\u00bb actuelle de nos d\u00e9mocraties. Si une forme d\u2019instrumentalisation de l\u2019art explique en partie de tels ph\u00e9nom\u00e8nes, il faut comprendre selon Benjamin que cette force n\u2019est pas seule en cause. Elle s\u2019exprime en effet dans un corps social qui est pour ainsi dire <em>pr\u00e9par\u00e9<\/em> \u00e0 basculer dans ce qui peut \u00eatre une dangereuse aventure. Ainsi, quand l\u2019art se politise, lorsqu\u2019il perd sa fonction critique et \u00e9mancipatrice, son \u00ab\u00a0destin reproducteur\u00a0\u00bb risque de s\u2019attacher \u00e0 de mauvaises \u00e9nergies et de contaminer l\u2019ensemble de la vie sociale.<\/p>\n<h4><strong>Industries culturelles et d\u00e9mocratisation de la culture<\/strong><\/h4>\n<p>Si la lecture de ces questions est fondamentalement inscrite dans une vision du monde orient\u00e9e \u00e0 gauche, d\u2019autres critiques de la culture de masse ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9es parall\u00e8lement, selon une approche conservatrice notamment. Au nom d\u2019un \u00e9litisme d\u2019un autre type, les tenants de telles positions y voyaient surtout une menace pour la \u00ab\u00a0haute culture\u00a0\u00bb et, partant, pour la civilisation europ\u00e9enne dans son ensemble.<\/p>\n<p>Il est tentant alors de consid\u00e9rer alors que ces approches ont en commun une forme de c\u00e9cit\u00e9 tant il est difficile de ne pas voir <em>aussi<\/em> ce que la reproductibilit\u00e9 des biens culturels a eu de positif en offrant au plus grand nombre ce qui n\u2019\u00e9tait d\u2019abord r\u00e9serv\u00e9 qu\u2019\u00e0 quelques-uns. Le fait d\u2019\u00e9couter un concert \u00e0 la radio ou de consulter une \u0153uvre litt\u00e9raire classique &#8211; serait-ce sur un livre bon march\u00e9 &#8211; est pourtant l\u2019un des innombrables exemples positifs qui d\u00e9coulent d\u2019une d\u00e9mocratisation de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la culture. En un sens, Il est presque stup\u00e9fiant que certains chercheurs ne puissent y d\u00e9celer autre chose que les germes de la m\u00e9diocrit\u00e9, de l\u2019ali\u00e9nation ou d\u2019une menace contre la civilisation.<\/p>\n<p>Au moment d\u2019actualiser ces questions, Emmanuel Durand fait un certain nombre de constats dans son ouvrage de 2017 intitul\u00e9 <em>\u00ab\u00a0L\u2019attaque des clones. La diversit\u00e9 culturelle \u00e0 l\u2019\u00e8re de l\u2019hyperchoix\u00a0\u00bb. <\/em>Apr\u00e8s plusieurs exp\u00e9riences dans le monde des m\u00e9dias et de l\u2019entertainment l\u2019auteur dirige depuis 2016 la filiale fran\u00e7aise de <em>Snapchat<\/em>. L\u2019un des exemples propos\u00e9s pour d\u00e9crire le r\u00e8gne de la profusion qui caract\u00e9rise selon lui les environnements num\u00e9riques est celui de la chaine <em>Youtube<\/em> o\u00f9 300 heures de vid\u00e9os seraient mises en ligne chaque minute. Il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019un exemple parmi d\u2019autres de la surabondance informationnelle propos\u00e9e au public. Au sein de cette offre, la chanson de l\u2019artiste cor\u00e9en Psy intitul\u00e9e \u00ab\u00a0<em>Gangnam style<\/em>\u00a0\u00bb y a \u00e9t\u00e9 consult\u00e9e plus de trois milliards de fois ce qui a selon l\u2019auteur un aspect \u00ab\u00a0irrationnel\u00a0\u00bb dans un contexte o\u00f9 le temps d\u2019attention des individus est limit\u00e9\u2026 Une forme d\u2019asym\u00e9trie se retrouve au moment d\u2019\u00e9valuer les recettes li\u00e9es au streaming pour laquelle 1% des artistes r\u00e9alisent 80% du chiffre d\u2019affaire. Au moment d\u2019expliquer un tel ph\u00e9nom\u00e8ne, le r\u00f4le des algorithmes doit aussi \u00eatre pris en consid\u00e9ration et cela pose, quoiqu\u2019il en soit, un certain nombre de questions au sens de la diversit\u00e9 culturelle qui s\u2019exprime sur les r\u00e9seaux.<\/p>\n<h4><strong>L\u2019art comme projet r\u00e9volutionnaire<\/strong><\/h4>\n<p>Si de tels \u00e9l\u00e9ments ne peuvent r\u00e9sumer \u00e0 eux-seuls la consommation de biens culturels sur internet, ils n\u2019infirment pas non plus l\u2019approche pessimiste qui \u00e9tait celle de l\u2019\u00c9cole de Francfort. Il est probable que l\u2019adage selon laquelle \u00ab\u00a0the winner takes all\u00a0\u00bb qui est, dans les faits, au c\u0153ur du mod\u00e8le actuel du web, aurait confirm\u00e9 les pires craintes de ces philosophes inquiets. Plus encore, dans leur vision du monde, la manipulation de l\u2019art par les industries culturelles, en st\u00e9rilisant ses capacit\u00e9s \u00e9mancipatrices, pouvait aussi aboutir \u00e0 la perp\u00e9tuation \u00e0 l\u2019identique d\u2019un ordre social injuste. La fonction supr\u00eame de l\u2019art relevant au contraire d\u2019un projet r\u00e9volutionnaire visant \u00e0 pr\u00e9figurer une soci\u00e9t\u00e9 alternative.<\/p>\n<p>Mais en d\u00e9finitive, puisque l\u2019offre de contenus exc\u00e8de largement les possibilit\u00e9s de consommation, l\u2019espoir se trouve peut-\u00eatre ailleurs. Car ce ph\u00e9nom\u00e8ne de surabondance s\u2019explique aussi par le fait que l\u2019offre de contenus culturels n\u2019est plus le monopole des professionnels d\u00e9sormais (artistes, producteurs, \u00e9diteurs). Et le public, autrefois r\u00e9duit au r\u00f4le de consommateur, produit et diffuse aujourd\u2019hui ses propres contenus sur le net. Il est probable que cet aspect de la r\u00e9volution digitale en cours aurait re\u00e7u un bien meilleur accueil de la part des th\u00e9oriciens de l\u2019\u00e9cole de Francfort.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les industries culturelles sont profond\u00e9ment concern\u00e9es par \u00ab\u00a0la r\u00e9volution num\u00e9rique\u00a0\u00bb en cours notamment parce que les biens qu\u2019elles proposent sont facilement reproductibles. 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